L'histoire :
Erigé au nord-ouest de Lembach, sur un éperon en grès d'une hauteur de 40 mètres le château
fort de la Froensbourg, est isolé, orienté nord-sud, séparé de la montagne par un important fossé.
L'éperon, coupé en deux parties, comporte un rocher nord plus long et plus haut que le rocher sud auquel il est relié par une passerelle moderne, au niveau intermédiaire du rocher nord.
En 1269 apparaissent les sires de Froensbourg.
Au 14ème siècle trois propriétaires se partagent le château dont Reinhard von Sickingen qui
rompt la paix publique imposée par l'empereur.
C'est ainsi que le château sera détruit par les troupes de Jean de Lichtenberg en
1359.
Reconstruit en 1389 il passera un siècle plus tard entre les mains des Fleckenstein qui y
entreprendront d'importants travaux.
Site ABC des châteaux forts, Froensbourg, château fort
Patrimoine de France,château Fort de Froensbourg
La petite histoire du jour où j'ai effectué les prises de
vue :
"Mais qui peut donc maudire les nuages ?", dit le poète qui les aime.
"Moi !" répond le photographe, qui par ailleurs, paradoxalement, peut également être poète.
Pour preuve, lisez ce qui suit.
J'étais l'autre jour dans les Vosges du Nord, à Niedersteinbach, je voulais photographier le château de la Froensbourg.
Il faisait un très beau temps ensoleillé.
J'arrive au pied du château, qui cache ses hautes tours derrière une mousseline vaporeuse de feuillage vert-tendre. (J'aurais pu écrire un nuage de feuillage vert-tendre...)
Hum ! Le grès rose et les petites feuilles vertes toutes douces, toutes neuves, quelle euphorie !
J'arrive au sommet du château, devant un angle intéressant.
Avant que j'aie pu appuyer sur le déclencheur une seule fois, un gros nuage arrive et masque entièrement le soleil. Quelle calamité !
Pas de chance.
Plus aucune lumière.
Je guette désespérément la progression du monstre.
Il y a très peu de vent, ce nuage se déplace certainement moins vite qu'une limace.
Une limace qui serait aussi grosse que l'Australie...
Patience.
Attendre.
Qui a dit que "les heures les plus délicieuses étaient celles de l'attente ?"
Me voici assise sur les pierres, aussi malheureuse qu'elles.
Un jeune allemand arrive, avec quatre adolescents, matos de bivouac sur le dos.
Les adolescents prennent possession des lieux en poussant des hurlements, puis en s'amusant à balancer de grosses pierres du haut du château vers le sentier...
Patience...
Après avoir longuement observé quelques lézards des murailles, je me promène dans le château pour tuer le temps...
Ah ! Une toute petite éclaircie ! Vite une photo.
Le ciel est à nouveau tout bleu ?
Je vais pouvoir commencer à photographier ?
Non, un autre nuage plus petit, remplace immédiatement le précédent et s'agrippe de toutes ses forces au soleil, qui s'approche dangereusement de l'horizon...
Ce qui me fait doublement enrager, c'est tout ce ciel bleu autour.
Ces "sales" nuages, aujourd'hui, je leur trouve une forme légèrement obscène.
Me restera-t-il assez de temps ?
Ou devrai-je redescendre bredouille ?
DEUX HEURES PLUS TARD...
Enfin, le soleil réapparait !
Je n'y croyais plus.
Vite, vite, faire vite les photos.
Un ancien escalier taillé dans le roc multicolore
Ce côté du château est particulièrement bien éclairé, je photographie des détails dans
l'érosion,non sans avoir demandé auparavant au jeune allememand de surveiller ses adolescents, car je ne tiens pas à prendre un bloc de grès, même s'il est rose, sur la
tête...
à la tête que je faisais en attendant que le nuage parte)
En ce jour de printemps, de jolies touffes de cardamine des prés s'épanouissent aussi sur les vieilles pierres des châteaux.
Je reviendrai voir la Froensbourg un autre jour, le matin de bonne heure, quand l'autre côté sera éclairé.
Espérons-le.
En partant, j'aperçois un couple de randonneurs bivouaqueurs qui arrivent à la Froensbourg, lestés d'un lourd sac. Il va y avoir du monde là-haut cette nuit !
Si ces deux-là recherchent la tranquillité, à mon avis, "c'est
mort".
Communauté : photos : site web photographe - Ecrire un commentaire


Derniers commentaires