"En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards
d'années d'évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de
son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.
Plus qu'un film, HOME sera un événement mondial : pour la première fois dans l'histoire, ce
long-métrage sortira en même temps dans plus de 50 pays et sur tous les supports : cinéma, TV, DVD et Internet. C'est la date symbolique du 5 juin 2009 qui a été choisie pour cette sortie
internationale".
Nous avons tous rendez-vous avec la planète le 5 juin !
Vosges-passion... Ciné-passion...
Grand moment de cinéma, offert par ARTE, jeudi soir, 29 janvier 2009.
J'ai adoré :
Sailor et Lula, un film de DAVID LYNCH, palme d'or 1990.
Amour, violence, magie (références au Magicien d'Oz),rêve,
esthétisme, ce film est un pur moment de bonheur.
"Lula, vingt ans, est éperdument amoureuse de Sailor qui le lui rend bien.
Jusque-là, tout semble normal. Mais à cette belle équation amoureuse, il faut ajouter que Sailor a fait un séjour en prison à cause de la mère de Lula et que celle-ci, devenant folle de voir sa
fille partir avec lui alors qu'il est en liberté conditionnelle, lance à leurs trousses des tueurs à gage chargés de tuer Sailor et récupérer Lula"...Julie
Anterrieu
C'est un conte du romantique allemand La Motte-Fouqué (1777-1843) qui inspira
Ondine à Jean Giraudoux. Le thème de la nixe qui cherche à s'incarner dans l'humain est un topos du conte merveilleux (on le retrouve dans le mythe celtique de Mélusine). Mais alors que, dans ces traditions, l'ondine souhaite gagner dans cette forme humaine un supplément d'âme ou
assume une vieille malédiction, l'héroïne de Giraudoux y perd par amour ses attributs surnaturels. Le dramaturge a trouvé là une occasion de représenter les rapports impossibles de l'homme et de
la femme, dans une féerie théâtrale où la fantaisie se mêle à la rigueur de la tragédie classique.
Voici deux extraits du film "Ondine", d'après l’œuvre de Jean Giraudoux,
réalisé en 1975 pour la télévision, par Raymond Rouleau, avec le tempérament et la fragilité et d'Isabelle Adjani, (1) et le beau, inspiré Jean - Luc Boutté (2).
Alors que le vieux pêcheur Auguste et sa femme Eugénie s'inquiètent de ce
qu'Ondine ne soit pas de retour dans leur cabane (scène 1), survient Hans von Wittenstein zu Wittenstein qui, bavard, évoque son métier de chevalier errant et son futur mariage avec Bertha (scène
2). Ondine apparaît alors, jette par la fenêtre la truite au bleu dont il s'apprêtait à se régaler et s'enfuit (scène 3). Auguste et Eugénie se confondent en excuses et vont quérir du
jambon (scène 4). Réapparue, Ondine déclare son amour à Hans et vainc magiquement sa résistance (scène 5). De retour, les parents mettent la conversation sur Bertha, ce qui provoque la fureur
d'Ondine qui, une nouvelle fois, quitte la scène en maudissant les mensonges humains (scène 6). Les parents révèlent alors au chevalier la vraie nature d'Ondine et les grandes forces qui sont
autour d'elle. Malgré les avertissements d'Auguste, Hans affirme son intention de l'épouser (scène 7). Resté seul, le chevalier est charmé par les chants de plusieurs nixes, qu'Ondine a bien du
mal à faire taire (scène 8). A l'issue d'une scène où Hans et Ondine échangent leurs promesses, le Roi des Ondins prévient celle-ci : "Tu acceptes le pacte s'il te trompe, honte du lac !" (scène
9).Source
"JEAN-LUC BOUTTE,comédien et metteur en scène dont la quasi-totalité de la carrière s’effectua à la
Comédie-Française, où il était sociétaire depuis 1975, s’est éteint hier à Paris des suites de la maladie dite de Hodgkin. Il avait quarante-sept ans. L’affection dont il souffrait, qui le priva
progressivement de l’usage de ses jambes, s’était déclarée au début des années quatre-vingt. Entré il y a quelques jours à l’hôpital pour une visite de contrôle, Jean-Luc Boutté était brutalement
tombé dans le coma le week-end dernier.
Quel crève-coeur ! Nous l’avons vu, jour après jour, lutter pied à pied.
Il a joué jusqu’au bout de ses forces. Ce fut d’abord à l’aide de cannes. La dernière fois, au printemps dernier, pour « la Glycine », de Rezvani, au Vieux-Colombier, c’était dans un
fauteuil roulant.
Etre et acteur de caractère, plutôt taiseux à la ville, Jean-Luc Boutté a été
sans conteste une figure marquante du Français. Il était d'une rare beauté ombrageuse ; un casque bouclé de cheveux noirs, l'oeil vert expressif, le profil grec, sur le tard émacié, devenu
sensiblement aquilin. Parfait masque de chair pour la tragédie. On put en juger dans « Père » de Strindberg, en Shylock du « Marchand de Venise » ou dans l'Alceste du
« Misanthrope », pour ne parler que d'interprétations relativement récentes. Le metteur en scène, en lui, apparut empreint de rigueur, sans écrasant parti pris esthétique, surtout
attentif à la mise en jeu des interprètes.
Rappelons-nous sa « Lucrèce Borgia » d'Hugo. Ce soir, à Hébertot,
c'est la « générale » de presse de « Maître », de Thomas Bernhard, pièce à laquelle il venait de mettre la dernière main. Le Français perd quelqu'un qui fit beaucoup pour sa
dignité. Et comment ne pas songer du coup à la perte, pas si lointaine, de Richard Fontana, qui fut son ami ?"Source
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