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Jeudi 4 juin 2009

Par Mart - Recommander

Commentaire,par Patrick Willinger, de l'article :

HOME, un film de Yann Arthus Bertrand, sortie le 5 juin 2009


Yourte a Gerstheim



«Home», le titre du reportage est expressif, évocateur, riche de sens, tant il est vrai que l'existence de ce monde et de ses êtres vivants, est liée à des conditions strictes et nécessaires.


Vue d'une certaine hauteur, la terre nous apparaît comme un univers fini, un territoire circonscrit, un lieu confiné, fragile et périssable. «Home», «maison», «demeure», les mots sont synonymes et traduisent une même réalité. Ils nous rappellent que la vie est «inféodée» , ici, maintenant. Mais en même temps, ils nous suggèrent qu'elle est inséparable des conditions qui la déterminent et l'amplifient.


C'est le sens intuitif que Ernst Haeckel donnait à ce mot qu'il a crée :   Ecologie.

L'écologie, c'est la connaissance de la maison, et extensivement de ces «  mille maisons  » que nous offre la terre


A n'en pas douter, le reportage que signe Yann Arthus-Bertrand s'insère dans le sillage d'une longue tradition de pensée qui veut que la terre, au sens de «maison», «oïkos», nous convie avec grâce, à ses lumineuses demeures.


La Nature dit Albert Camus,  est une   «Maison devant le monde... la vie est un sourire errant».


Nous pourrions dire aussi que ce monde est un émerveillement qui naît à l'aurore et se poursuit dans l'immensité du soir ; qu'il est un spectacle qui enveloppe notre silence. Dans l'indifférence des jours, la vie nous apparaît comme un perpétuel mouvement, un recommencement sans fin, une beauté surprenante au cœur du mystère.


Sans fin ?


La Nature libre trouve sans l'homme, les voies de son organisation, les chemins de son harmonie, les forces de son devenir. Elle se déploie dans une diversité éclatante de formes, de couleurs, de mouvements.

 




Mais ce monde lumineux et pur, tel qu'il était au commencement, ne serait-il plus qu'une ombre  portée ? En quelques décennies, presque partout,  tout a basculé. Une réalité spectrale,  s'est brutalement imposée à nos regards impuissants.


Le reportage de Yann Arthus-Bertrand s'appuie sur d'innombrables témoignages d'auteurs qui  nous rappellent que nos civilisations sont mortelles et que la Nature qui soutien et entoure nos vies,  peut, elle aussi, mourir et disparaître demain.


Il faut un instant se souvenir de ceux qui nous ont ouvert les yeux, qui ont parlé à notre sensibilité, qui ont marqué ces années d'obscurité par la profondeur et la lucidité de leur pensée :


Le «Silent Spring» - Printemps silencieux - de Rachel Carson sonne le glas d'une quiétude de vie que l'on croyait acquise grâce au progrès.


Avec beaucoup de poésie et d'émotion, le suisse Robert Hainard, peintre, naturaliste, écrivain, philosophe, signe des textes qui interrogent et dérangent. L'oeuvre est ample et riche. C'est une succession de révélations naturalistes qui au gré des vents, des forêts et des prairies, - «Et la Nature»,  «Le monde sauvage», «Le miracle d'Etre»,...- ne cessent de se poser les questions essentielles : qui sommes nous ? que voulons nous ?  où allons nous ?


Pour Yvan Illich, la vraie «Convivialité» parle d'abord des servitudes que la société industrielle inflige à l'homme. Les conditions d'une «  inversion des institutions  » se posent ensuite. L'homme peut-il retrouver les mouvements essentiels de la vie, de l'Etre, de la liberté ? de la spontanéité ?...A quel prix ? .


Jean Dorst,  avec la maîtrise de l'homme de science devenu philosophe, suggère avec «Avant que nature meure»  et  «La  force du vivant  », de brillantes synthèses.


François Terrasson, dans les méandres de ses essais finement composés - «La peur de la nature» , «En finir avec la nature» -, s'intéresse aux rapports que l'homme d'aujourd'hui entretien avec la nature  et tente de comprendre pourquoi il est le seul animal terrestre à détruire son milieu de vie.


Je retiendrais en dernière analyse le livre magnifique de Michel Tarrier, «Sauve qui peut la Terre». «En 2050, nous aurons réussi à désertifier la Terre entière».  Scientifique, écologue, lépidoptériste,  spécialiste  du bassin méditerranéen et plus particulièrement de l'Espagne et du Maroc. Pour cet auteur, «en 2050, nous aurons réussi à désertifier la Terre entière». Face au néant - Essais 1968-1973 )


Nous n'oublions pas les  sensibilités plus littéraires,  avec des auteurs comme  Jean Giono,  André Gide, Maurice Genevoix,...


Mais une question ne peut manquer de se poser ici. Avons-nous encore le temps aujourd'hui de considérer la nature dans un mouvement purement contemplatif ?


Je crois avec beaucoup d'auteurs que nous sommes embarqués dans ce siècle. Nous y sommes englués et engagés. Point d'échappatoire possible. Nous sommes dans ce monde et pleinement responsables de tout ce qui s'y fait. Nos silences, nos effacements, nos neutralités, nos adhésions,...sont lourdes de sens et de conséquences.

 


 

Poubelles au lac de Pierre Percée - Badonvillers


Pour Jean-Paul Sartre, l'homme est ce qu'il fait. Il se définit par ses actes. Le non-agir est encore une manière d'agir. La contemplation, la poésie, ne sauraient être des retranchements. Ils postulent l'action par toute leur chair et leur sève.


Arthur Koestler  nous propose la réflexion suivante  "Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu du siècle dernier, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologiqu". ( Face au néant - Essais 1968-1973 )


Nous dirions aujourd'hui que c'est la vie terrestre dans sa totalité qui est menacée de disparition.


D'où l'importance du regard et du témoignage que Yann Arthus-Bertrand nous propose aujourd'hui.


Il nous permettra peut être d'articuler la suite....




Bergeronnette et canette de bière sur le Rabodeau à Moyenmoutier.

 



Cliquez ici pour voir les autres articles auxquels Patrick Willinger a participé

 




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Mardi 24 mars 2009

Par Mart - Recommander

Sylvie a réinventé un mode de vie plus "simple", plus respectueux de la nature.

Elle vit dans une yourte à Bessèges, dans les Cévennes, sur une friche, qu'elle entretient et valorise.

Hélas cela ne plait pas à tout le monde, puisqu'on l'expulse, comme elle le raconte dans son blog :


"Mais me voici bien, depuis le 26 Février 2009, la première auto-constructrice habitante en yourte de ce pays, virée comme une squatteuse par un tribunal de justice."



Elle a dit  :


Chaque fois qu'on me menaçait, qu'on me dénonçait:

« Elle habite dans une yourte, elle a pas de baignoire, elle est insalubre, elle est dangereuse, elle est instable, elle est folle.... »

je savais que si je les écoutais,

je perdrais le sens de ma vie.

J'ai appris à n'écouter que la voix du dedans.

Qui depuis longtemps enflait comme une clameur.

Amoureuse transie et exaltée de la lumière

si belle, si limpide et si chantante

qui traverse la yourte de l'aurore au soir,

j'y puise mes ravissements et ma gratitude.

C'est ainsi que j'ai épousé le Tao de la Yourte.


....

Allez lire la suite dans son blog, c'est magnifique.

Vos commentaires la soutiendront certainement.



Pour visiter le blog de Sylvie, cliquez sur la photographie.








Vous pourrez voir Sylvie demain, sur M6, à 20 h 40,

dans l'émission 66 minutes



Au sommaire :


 

- Les Français fous de déco

- Ecolo, pas cher : ils réinventent la vie

- Papa a enlevé les enfants

- Colons juifs : le dernier combat








 

Yourte au sommet du Ballon d'Alsace




 



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Mercredi 11 mars 2009

Par Mart - Recommander


Suite de Le séquoia géant de Kappelbronn à Lutzelhouse

En ouvrant un livre sur les arbres, j'ai retrouvé un viel article de Match, qui titre :
Julia Butterfly, la madone des sequoias.

C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai relu cet article, puis que j'ai l fait quelques recherches sur internet

L'action et l'engagement exemplaires de cette jeune femme forcent l'admiration.

J'ai beaucoup aimé découvrir les nombreuses photographies la représentant, la fraicheur et la beauté de son visage, de son sourire.Elle me faisait un peu penser à mon amie Dominique "l'écureuille", qui dort dans les arbres...

En signe de protestation contre l'abattage de centaines de séquoias millénaires, Julia a vécu deux ans et  une semaine, du 10 décembre 1997 au 18 déembre 1999, au sommet d'un séquoia géant, sans en descendre.

Par son courage et sa détermination, elle a réussi à sauver Luna, "son" arbre. et à attirer l'attention du monde entier sur sa cause.

Elle a pulvérisé le record du "tree-sitting" : vivre à 50 mètres de hauteur, avec un téléphone cellulaire, un ordinateur, l'hiver, les rafales d'El Nino et l'hostilité d'une grande exploitation forestière.

En savoir plus ICI

Une page sur Julia, traduite par Google
ICI
Une seconde page ICI
Une troisième page ICI
Julia milite contre la cruauté des expériences sur les animaux ICI





Mes photographies préférées, trouvées dans :Recherche d'images gooogle


Julia dans son bivouac haut perché




















Interwiew de Julia Butterfly Hill









Photographies :Recherche d'images gooogle



Respectez vos aînés





Photographies :Recherche d'images gooogle





Photographies :Recherche d'images gooogle




Photographies :Recherche d'images gooogle











Elle a dit :
(lors de son séjour dans le séquoia, durant le premier hiver, où l'ouragan El Nino soufflait sur tout le continent ) :

"Il m'est arrivé de pleurer pendant des heures, mais quelque chose m'interdisait de craquer.
Je n'avais pas le moyen de mesurer la température, mais je peux seulement donner l'épaisseur de ce que j'avais sur moi (..) j'ai porté dix vêtements différents sur le haut du corps et cinq sur les jambes, j'avais doublé de volume. Je passais des heures à me répéter : "il fait chaud, il fait chaud". J'ai eu des gelures aux pieds et aux doigts."


(lors de sa descente de Luna) :

"Je suis descendue par la corde. En bas, je me suis évanouie. Les gens pensaient que mes muscles étaient trop faibles. Mais c'était l'émotion. Comme électocutée.Je ressentais des tas de troubles contradictoires. J'étais triste car je quittais le meilleur ami et le meilleur professeur que j'aie jamais eu."

Elle a gagné, Luna, le séquoia géant de Julia sera sauvé, avec un hectare de terrain autour de lui.







Les petites choses s'additionnent (Julia à droite)



Le site
EARTHFIRST ( traduit par Google)


Article en rapport : Femme sauvage


Livre à lire absolument : Le baron perché, d'Italo Calvino






Bienvenue dans Vosges-Passion

(photo : Jean-Claude KANNY)


www.martineschnoering.com

Pour une promenade dans le massif des Vosges,

l'Alsace, la Lorraine et le Palatinat  !

Photos, récits, musiques, vidéos

pour apprécier, partager,

d'émerveillement en "coups de gueule",

Les joies de la randonnée
Les beautés de la nature féérique.

_______________


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