Mon fils Jean-François improvise au piano 29-6-04
et Sébastien, qui a posé pour quelques photographies, l'écoute.
Mon fils Jean-François improvise au piano 29-6-04
et Sébastien, qui a posé pour quelques photographies, l'écoute.
Texte : d'après P.Willinger - Photographies : autoportraits, par
Céline
J’espère qu'elle a effacé, avec quelques feuilles choisies, toute trace de son passage, au cas où un imprudent tenterait de la retrouver, entre une fougère diaphane, une ramure de sapin ou un fluet buisson d’aubépine.
Avec ce temps de pluie elle avait encore l’avantage de pouvoir se cacher derrière quelque draperie vespérale de brumes montantes.
A moins que les vapeurs argentées des derniers volutes que la terre offre aux arbres, ne l'aient enveloppée d’un plus pur déguisement, pour mieux la dédoubler et l’initier à ce secret qu'elle ne connait pas : la liqueur d’ambroisie, révélée par quelques perles de rosée lunaire...
Céline, j'aime bien tes autoportraits et la façon que tu as de les mettre "à ma disposition", merci.
Patrick, l'homme à la plume d'or ! Merci encore.
Photographies : autoportraits, par Céline
En ce 28 aout 2007, j'avais rendez-vous avec le journaliste Jean-Daniel Kientz, qui doit effectuer un reportage au Steinberg, un de mes lieux préférés des Vosges, pour le Journal l'Alsace - COLMAR,
Article paru le Vendredi 31 août 2007. Vous pouvez en lire l'intégralité ICI
Si j'ai voulu retravailler ce dossier qui sommeillait dans mes archives depuis 2007 et vous le présenter aujourd'hui, c'est parce que je me suis rendue tout récemment au Steinberg avec Stéphane Vetter, dans des conditions météo très difficiles.
Cependant, la magie était toujours au rendez-vous.
Le Steinberg est un lieu d'énergie, à n'en point douter.
Tout récemment, Stéphane Vetter a attiré mon attention sur les deux "vortex",
situés au niveau du "gardien" et du "Grothkopf". Nous en reparlerons un peu plus tard.
Mais commençons par le commencement.
Ce jour là, quand Jean-Daniel Kientz est arrivé, une brume aussi opaque qu'un mur en aurait découragé plus d'un, la visibilité était nulle.
Nous nous sommes quand même décidés à pénétrer sur le site.
A mesure que nous avancions, la brume s'ouvrait, comme par miracle, comme la mer devant Moïse...
Alors que nous arrivions à proximité du groupe de rochers où siège le "gardien" du site, nous avons croisé des animaux. Quelques vaches Prim'Holstein ( rousses et blanches et une une noire et blanche), avaient l'air de nous attendre, en toute liberté. Normalement, elles restent parquées derrière la clôture qui longe le sentier.
La vache noire et blanche, après nous avoir observés, s'est engagée sur le sentier, devant nous, comme pour nous guider, apparaissant et disparaissant dans les écharpes de brume flottantes...
Elle se retournait de temps à autre pour voir si nous la suivions.
Il y avait réellement là une ambiance tout-à-fait extraordinaire !
Je pensai alors à la vache Audumla (voir fin de l'article).
Quand Jean-Daniel et moi avons terminé nos photographies et pris le chemin du retour, la brume, à mesure que nous avancions, se refermait.
Chemain faisant, nous avons croisé une équipe de cinéastes, qui, eux, arrivaient sur le site, fort dépités de constater ces conditions météorologiques peu propices à des prises de vue...
Le diaporama complet de cette sortie dure à peine plus de
trois minutes, tourne tout seul, avec 3 secondes pour chaque image. Pour le découvrir, cliquez sur l'image ci-dessous.
Bonne visite !
Jean-Daniel Kientz, en séance photographique
Suite de la découverte du Steinberg dans la brume, en mai 2010 :
Randonnée
au Steinberg, dans les brumes glaciales de mai 1/2
Audumla qui, selon la mythologie scandinave, fut le premier animal qui naquit de la fonte de glaces. En léchant un bloc de glace, elle délivra le premier homme, appelé Buri. (source)
Selon la Mythologie nordique, au commencement des temps, la vie émerge de la
glace originelle, le premier né était le géant Ymir, qui était nourri par la vache Audumla. Ymir s'abreuvait à ses pis, d'où coulaient quatre ruisseaux de
lait. Pendant que cette vache l'allaitait, elle léchait simultanément la glace pour libérer Buri et Bor, le père d'Odin.
Le corps d'Ymir devient la terre et son sang devient la mer. (Source et image)
Suite de Autoportraits sur le rocher de la Chatte Pendue
Je vous avais promis une anecdote de randonnée.
Donc, ce jour-là, après avoir passé un bon nombre d'heures à contempler et photographier la Porte de Pierre (images prochainement), puis à explorer d'anciens murets et présumés dolmens aux alentours de celle-ci, nous arrivons au Rocher de Mutzig (altitude 1008 m).
Arrivée au rocher de Mutzig
Par chance, là-haut, quelques beaux rayons de soleil semblent vouloir réchauffer le fond de l'air qui est dans l'ensemble très froid.
Observation du Jardin des Fées, ou Grande Côte, ou Vorderer langenberg, à la jumelle.
Nous avons à peine le temps de nous mettre à l'aise pour profiter d'un peu de chaleur, sur les grande dalles plates délimitées par de profondes crevasses, que le vent coupant revient, nous obligeant à quitter le rocher pour trouver un endroit abrité afin de nous restaurer quelque peu.
Ces grandes dalles sommitales font des pare-vent appréciables.
Après avoir pris une petite collation reconstituante, mon co-équipier s'aperçoit tout à coup avec une grande angoisse qu'il a perdu son porte-feuille : cartes de crédit, documents d'identité, argent... C'est la tuile, ce genre de mésaventure qui vous cisaille une journée en menus morceaux... Il me semble qu'il va s'évanouir !
Nous décidons de retourner au rocher de Mutzig, pour voir si l'objet n'aurait pas été oublié là-haut, en priant pour qu'il ne soit pas tombé dans une crevasse...
Là-haut, sur le rocher, trois randonneurs, qui se destinaient à continuer sur le Grossmann, admirent le paysage...
Questionnement...
Chance inespérée ! Coïncidence à peine croyable !
Ils ont trouvé le portefeuille, justement dans les parages de la Porte de Pierre, totalement hors sentier, là où nous avions exploré les murets de pierre et présumé dolmen !
Les anciens murets perdus dans la forêt et la pierre en équilibre qui évoque un dolmen.
Réfléchissons un peu :
- Si nous n'avions pas décidé de nous restaurer dans les parages du rocher de Mutzig avant de revenir vers la Porte de Pierre,
- Si les randonneurs, à quelques minutes près, étaient redescendus vers le Grossmann (à l'opposé de notre route )
nous ne les aurions jamais croisés.
Cependant, à l'aide des documents qui se trouvaient dans le portefeuille, ces sympathiques strasbourgeois, auraient réussi à joindre mon ami pour lui restituer son bien.
Mais, en attendant, la journée aurait été bien gâchée...
Merci donc à la divine providence, au dieu des Vosges ? (et à ces honnêtes randonnneurs !) d'avoir si bien arrangé les choses.
Tout est bien qui finit bien. Je ne compte plus les anecdotes de terrain dans ce style, où il semble que...
"Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir."
(L'alchimiste, Paulo Coelho)
Le Grossmann, vu du rocher du Mutzig
Canneberge
www.martineschnoering.com
Pour une promenade dans le massif des
Vosges,
(Alsace, Lorraine, Palatinat...) et quelques incursions
dans des contrées plus lointaines.
Photos, récits de voyage, musiques, vidéos
pour apprécier, partager,
d'émerveillement en "coups de gueule",
les joies de la randonnée
les beautés de la nature féerique,
une passion grandissante pour les animaux
(et parfois, un soupçon d'informatique...)
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