Deux poèmes d'Alphonse ALLAIS sur l'amour...

par Mart  -  27 Février 2009, 14:14  -  #Humour





Complainte amoureuse


Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le dise
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez


Alphonse ALLAIS (1854-1905)



 





Le châtiment de la cuisson infligé aux imposteurs


Chaque fois que les gens découvrent son mensonge,
Le châtiment lui vient, par la colère accru.
" Je suis cuit, je suis cuit ! " gémit-il comme en songe.
Le menteur n'est jamais cru.


Alphonse ALLAIS (1854-1905)







*******

 


MDR

J'attends vos commentaires  !

(pas beaucoup de courageux dans la salle...)











Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

antouria 07/04/2010 20:47



C'est un blog trés passionant , je l'apprécis beaucoup



philib 01/03/2009 22:35

Oui, beaucoup d'humour dans ces paroles et un chat merveilleux.
Bonne soirée Martine.

Mart 05/03/2009 08:44


Le chat de l'Hôtel du Ballon d'Alsace. Trop mimi !


Veronelle 01/03/2009 14:25

tres belles tes photos d'envol de cygne

Mart 05/03/2009 09:00


Merci ! A bientôt. Vivement qu'il fasse beau à nouveau.


BDF 28/02/2009 20:45

Çà frappe fort ces deux poèmes. Pour une fois, j’éprouve quelques difficultés à trouver mon inspiration pour mon commentaire, suis-je déstabilisé ? La sonorité du verbe que je préfère, c’est « idolâtrasse », idole à trace.

Mart 05/03/2009 09:02


Bien vu ! Je comprends que tu bloques sur ces poèmes.
Dommage, j'aurais imaginé un petit déferlement d'humour, en tout cas de la part de mes amis.
Ils doivent avoir peur de dire un mot de trop !


Dom 27/02/2009 19:31

De rectifier « la coquille » comme au rattrapage ! En commençant par la « fin » ?
 
Qu’eussions-nous manqué à jamais si, jadis, nos professeurs n’eussent obvié aux charmes plaisants de ces longues séances de déclinaisons à tous les temps, tous les modes et toutes les personnes, de verbes dont nous ignorâmes parfois jusqu’à l’existence même. Et que vous les aimassiez ou non, vous dûtes pourtant vous y plier. Et si par malheur votre tour venu, vous tombâtes sur les imparfaits et autres plus-que-parfaits du subjonctif, et qu’en vous se fût de céans manifesté quelque trou … de mémoire, il ne manquât jamais qu’aucun joyeux larron ne vous arrosât de son cynisme et de ses rires sarcastiques. Pour celles et ceux  qui ne manquaient de trébucher sur les personnes au pluriel de quelque mode de leur esprit absenté, le jeu en devint plus fin et plus subtil encore quand pour se faire pardonner leur infortune, elles ou ils durent jongler sur la corde raide et sauter du conditionnel passé deuxième forme, au passé de l’impératif et du passé et futur  antérieurs de l’indicatif revenir au plus-que-parfait et autre imparfait du subjonctif. Une cure de jouvence de l’esprit élève gymnaste !
Dom

Mart 27/02/2009 19:50


Ce commentaire brillant me laisse sans voix.