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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 11:09

Séjour en Guyane, suite et fin... (décalage horaire = moins cinq heures en Guyane)

Quelques impressions, pour conclure cette série de trois articles.

Articles précédents :

Séjour en Guyane (1) pour Vosges-Passion !

Séjour en Guyane (2)


Peu de photos dans ce texte, mais vous pouvez les voir dans le dossier "Guyane" dans mes albums.




Environ 7 000 Km séparent la Guyane de la métropole, soit 8h30 d'avion en vol direct.

Située au nord-est du continent sud-américain, la Guyane s'étend sur 84 000 km² (1/5 de la Métropole) entre le Surinam et le Brésil.

Ses frontières naturelles sont le fleuve Maroni à l'ouest et l'Oyapock à l'est, les monts Tumuc-Humac au sud.

La bande côtière longe l'océan Atlantique sur 350 km.

Au-delà, commence la très grande forêt amazonienne dont les seules voies de pénétration sont les fleuves et les cours d'eau, qui forment un réseau hydrographique très dense.



Non, la Guyane n'est pas toujours « humide » comme tout le monde se l'imagine.

Pour les amateurs de grand soleil, les meilleurs mois sont :

- de mi-juillet à fin novembre,

Période de grande saison sèche,

- de mars à mi-avril,
le petit « été de mars ».


Pour ceux que la pluie n'effraie pas (chaude et entrecoupée de soleil)

- Janvier et février
(petite saison des pluies, mais aussi période de Carnaval),

- Mi-avril à fin juin,
grande saison des pluies (saison de ponte des tortues Luth).


En savoir plus sur le climat et la ZIC (zone intertropicale de convergence)



Bref, vous pouvez faire du tourisme toute l'année en Guyane... et ne craignez pas un cyclone ou un tremblement de terre, car il n'y en a jamais ici.

J'ai pu observer, au cours de mes déplacements, en septembre, qu'il ne pleuvait quasiment jamais sur la bande côtière habitée, alors que, le même jour, il pouvait y avoir des averses torrentielles dans la forêt, à quelques dizaines de kilomètres du rivage !  Après quelques heures, ces pluies laissent peu de traces visibles.

Personnellement, le climat Saharien me semble plus « facile », en raison de la fraîcheur nocturne et du vent. Toute l'année, il fait nuit autour de 18 h 3O à 6 h 15 environ.


Ce qui dérange nombre de personnes, c'est qu'ici, il fait toujours très chaud. On a l'impression de transpirer sans arrêt, de mouiller sa chemise et d'avoir le corps tout poisseux. On se sent alors misérable, avec parfois les idées confuses. La sensation de coller est à son paroxysme pendant et après les repas. On colle à la chaise, à la table, à la cuvette des WC !. Il faut faire attention de ne pas emporter la chaise collée aux fesses en partant. Non, j'exagère. Ca arrive seulement si on est en maillot de bain.


A ma descente d'avion, en allant vers Cayenne, j'ai été épouvantée par ce vaste territoire inconnu, étonnée de découvrir un paysage de petites montagnes qui me rappelait les Vosges du Nord. Jalonnant la voie rapide, de nombreux rond-point, des zones industrielles et commerciales, confèrent au paysage un petit air de ressemblance avec la banlieue de Strasbourg ! Après une semaine de « blocage » où je refusais de me déplacer seule, je me suis enhardie et mise à sillonner les routes avec aisance, m'enfonçant au plus profond des forêts, à condition que la route soit en assez bon état. Il est très facile de se repérer en Guyane, une fois que l'on a mémorisé où se situaient les  quatre villes-repère : Saint-Laurent du Maroni, Kourou, Cayenne, Saint-Georges, d'ouest en est, soit  de la frontière Surinamaise à la frontière Brésilienne. Google maps


Je rentrais du  Cora, qui se situe à mi-chemin, entre Cayenne et l'aéroport. . Le seul Cora de la Guyane semble-t-il. Il était dix neuf heures. Dans ma tête, il était minuit. Je me disais que le meilleur argument de vente du Cora, c'était la clim. Dommage qu'une tonitruante musique créole gâche la fraîcheur ambiante. Pour sortir du parking et rejoindre la voie rapide, il faut faire un détour de plusieurs centaines de mètres. Comme il faisait nuit, je me suis perdue. En dehors de l'indication « sortie » au niveau du parking, aucun panneau ne vous indique votre chemin. Apparemment, je n'étais pas la seule à faire demi-tour entre les containers de Bricorama. J'ai finalement fini par me dépêtrer de ce mauvais pas et regagner la voie rapide salvatrice. Autre mini-galère, voulant aller faire les courses, on tombe assez souvent, parait-il -cela m'est arrivé !- sur l'inventaire, auquel cas on se cogne le nez sur la porte fermée. Il n'y a pas non plus de distribution d'Essence à Cora. Un gardien patibulaire armé d'un chien, m'a indiqué la plus proche station.


Du haut de mon 4X4, j'avais bien l'air de ce que je suis : la « métro » en vacances qui ne connaît rien à rien. On reconnaît aisément les « métro » (méropolitains) en vacances. Ils se trahissent par leur tenue vestimentaire type bermuda kaki avec des poches, T-shirt noir ou beige, lunettes, sac à dos et un lourd collier en forme d'appareil photo. Le « métro » qui travaille en Guyane se fait plus discret et se fond presque dans les populations locales. D'après une carte postale humoristique achetée au CGS (Centre Spatial Guyanais), représentant « Tatoulu visite la Guyane » avec les dessins de Vanessa VIROLLET, il y n'y aurait pas moins de 13 peuples que se partagent ce territoire étrange : Les amérindiens, les créoles, les haïtiens, les H'Mong, les astronautes, les rasta, les Saramaca (ou gens du fleuve), les métros, les brésiliens, les chinois, les péruviens, les bagnards et les africains. Si on y ajoute tous les métissages possibles et imaginables, on a de quoi s'étonner en croisant tous ces êtres aux physionomies particulières...


De nombreux ronds-points jalonnent la route entre Cayenne et l'aéroport Rochambeau, Souvent, des panneaux de direction manquent.Cette absence de signalisation se voit en premier lieu au centre ville de Cayenne, la capitale, ou aucun panneau ne vous indique votre direction. On trouve quand même un certain nombre d'indications en périphérie . Il n'est nullement inutile d'être équipé d'une carte et d'une boussole. Peut-être les marchands d'essence (plus chère qu'en métropole !) sont-il intéressés dans ces perpétuelles errances des automobiles ?


Cayenne est une ville de taille moyenne qui semble faite d'une juxtaposition de carrés et de rectangles, où l'on se repère très mal. Il y a trois ans, la mer baignait les rochers côtiers. A présent, la boue et la mangrove se sont installées et la mer, reléguée à plusieurs centaines de mètres, est invisible. Cette mangrove bruissante d'oiseaux est un infect dépôt d'ordures au niveau de Cayenne...Sur la belle place des amandiers, autrefois baignée par les flots, on voit à présent la mangrove et de beaux rochers malheureusement souillés d'immondices...A Cayenne, les squats alternent avec les maisons « normales ».  On voit des « blancs »,  escalader tranquillement de hauts murs, le matin, pour sortir de « chez eux »... Personne ne semble y faire attention. Un jeune SDF a élu domicile à devant un édifice public et dort toute la journée sur le carrelage, la tête calée sur ses chaussures -qu'il a enlevées bien entendu- ! Parfois il dort sur une seule chaussure, parfois la tête à même le sol. C'est sans doute de là que vient l'expression « être sur le carreau » !  On dit qu'une femme charitable du quartier le nourrit et le rhabille. Les personnes entrant dans cet édifice doivent le contourner ou l'enjamber. En marchant dans Cayenne, on voit ici et là, de nombreux SDF qui dorment sur des cartons. Il y a pas mal de délinquance et de misère à Cayenne et en Guyane en général. Là où je loge, aux dires d'une dame , ce ne sont que vols, violences et agressions. Les faits divers relatant des agressions à Cayenne sont son unique sujet de conversation, je devrais dire de soliloque. Je trouve qu'elle exagère quand même un peu ; apparemment, il est difficile de se débarasser de cette doxa.

Je préfère souvent grignotter tanquillement dans ma chambre. Je peux aussi prendre le 4X4, faire 2O km et chercher un arbre pour avoir de l'ombre. Malgré les apparences, c'est une tâche très ardue car sous cette latitude, le soleil tape verticalement et à midi il n'y a pas d'ombre. Ou bien il n'y a pas de quoi se garer ! Invraisemblable ! Je me retrouve presque tous les jours dans des situations ubuesques et kafkaïennes !


Dans cette veine, hier, j'ai tourné en rond pendant deux heures à la recherche du parc zoologique de Montsinéry. Le parc est indiqué sur la D1 (Cayenne-kourou). On s'engage dans la direction indiquée, puis il n'y a plus le moindre panneau, jamais. Certains carrefours sont sans aucune signalisation. Après un nombre appréciable de kilomètres, ayant vu par hasard un petit panneau « restaurant du zoo » et quelques baraques et un parking évoquant un parc, je me suis arrêtée. Un menuisier était au travail au milieu de panneaux de bois. Je lui ai demandé si j'étais bien au parc animalier, il m'a répondu que oui, mais qu'il était fermé, raison pour laquelle tous les panneaux avaient été enlevés (sauf celui de la D1 !). L'office de tourisme de Cayenne m'avait bien dit à mon arrivée que le parc était fermé, mais j'espérais que depuis, la réouverture ait eu lieu. Mon intuition était presque bonne, le parc rouvrira ses portes dans une semaine. Quand je serai partie sans doute. Je me suis consolée en photographiant, près du parc, les étranges vaches « Guyanaises », qui ont les oreilles plus grandes que les cornes ! Elles ont aussi une bosse sur le dos, à la base du cou, comme les zébus. Finalement, j'ai prolongé mon séjour d'une semaine, afin de bénéficier de la réouverture du parc. Mais à la date annoncée, une semaine plus tard, je me suis de nouveau heurtée à la porte fermée et à l'annonce d'une date d'ouverture plus lointaine. Très dépitée, j'ai « rebondi » vers l'exploration d'une savane dans le région de Montsinéry, puis vers les marais de Kaw. Une quarantaine de kilomètres d'une sublime route forestière de crête, sur la montagne de Kaw, mène à l'embarcadère du marais. Il était hélas trop tard (je prenais l'avion le lendemain), pour que je parte en pirogue, mais j 'ai passé des moments merveilleux au cours de nombreux arrêts le long de cette route où j'ai pu observer nombre d'ambiances tropicales mystérieuses et photographié quelques animaux. J'ai pu faire cette balade en pirogue à mon retour, par internet interposé, en visionnant ces vidéos exceptionnelles, dans le site http://mangrove.over-blog.org/


 


Marais de Kaw 1/4





Marais de Kaw 2/4







Marais de Kaw 3/4
envoyé par aldric_dussourt




 Marais de Kaw 4/4




Me voici bien obligée de me « contenter » de la faune sauvage, ce qui n'est pas plus mal finalement. Mais à mon avis, je n'ai guère de chance de photographier un jaguar, des perroquets ou des caïmans lors de mes promenades... Les deux espèces d'oiseaux les plus courantes, dans les villes ou dans la nature, sont le Tyran Quiquivi et le vautour Urubu, à tête noire ou rouge.


Le Tyran Quiquivi est l'un des oiseau les plus communs d'Amérique du Sud. Il pousse son cri strident « qui-quiwiiii ! » du matin au soir. Quand on le photographie -c'est un très bel oiseau jaune et brun- il est difficile de mettre ses yeux noirs en valeur car un masque noir de bandit les dissimule. Les tyrannidés sont souvent d'un caractère agressif et défendent avec ténacité leur progéniture, ils élaborent des nids complexes, certaines espèces se comportent comme notre « coucou des bois ».


Le vautour urubu (de la famille des cathartidés). Il est très répandu, des Etats Unis, jusqu'à l'Argentine. Comme tous les cathartidés de Guyane, l'urubu noir est intégralement protégé. Il joue un rôle sanitaire important en consommant les cadavres, évitant ainsi que les épidémies ne se propagent.

Dans son livre « Au bagne », Albert Londres écrivait : « A Cayenne, comme oiseau, il n'y a que les urubus. C'est beaucoup plus gros que le corbeau et beaucoup plus dégoûtant que le vautour. Et cela se dandine entre vos jambes et refuse de vous céder le trottoir. Et ils vous suivent comme si vous aviez l'habitude de laisser tomber des morceaux de viande pourrie sur votre chemin. »

Ils n'ont plus cette attitude aujourd'hui !


Hier, Alors que je voulais observer la faune au bord d'une rivière, des couinement aigus provenant du pont qui enjambe la rivière « crique Macouria » ont attiré mon attention. En m'approchant, j'ai vu que des milliers de chauve-souris y avaient élu domicile. J'ai voulu me glisser sous ce pont pour faire quelques photos, mais une très forte odeur d'ammoniaque et l'attitude intimidante des chauve-souris qui s'envolaient en grand nombre et s'approchaient de moi, m'ont dissuadéed'avancer (de plus, le pont était très bas et je devais progresser accroupie). En faisant marche arrière, j'ai vu et photographié une mygale morte. En regagnant ma voiture, j'avais l'impression de l'épouvantable odeur me collait à la peau et aux vêtements.


Dans la chambre, nous avons eu la visite d'une petite chauve-souris, qui manifestement connaissait l'endroit, en témoignent quelques petites crottes noires qui restent accrochées au mur de la salle de bains. Ne connaissant rien à ces charmantes petites bêtes et ayant entendu dire que certaines chauves-souris étaient des vampires et « suçaient votre sang pendant la nuit, sans que vous ne vous en rendiez compte », nous l'avons chassée à grand-peine. Elle refusait obstinément de partir, malgré les fenêtres et la porte ouverte. Bon, après la visite de quelques blogs à mon retour, il semblerait que cette petite chauve-souris soit uniquement frugivore. Un blog exceptionnel


L'autre jour, j'ai surpris un paresseux en train de traverser la route en rampant à la vitesse d'un escargot. J'ai ralenti le trafic routier, pour qu'il puisse terminer son odyssée sans passer de vie à trépas ! 

Je m'attendais à ce qu'il disparaisse dans la végétation (j'aurais eu toutefois le loisir de le photographier cent fois avant), mais à peine la traversée accomplie, il s'est affalé au bord de la route et a fait mine de se rendormir. Le fait que je l'approche ou que je lui envoie des coups de flash dans sa mignonne figure souriante ne semblait pas l'effrayer. Mais il était évident qu'il n'avait aucune capacité de fuite. Les Aï, ou paresseux à trois doigts, ou mouton paresseux, sont paraît-il consommés par les populations locales ! Il disent « on mange du mouton » ! Je n'imagine pas qu'on puisse tuer une petite bête aussi adorable et sans la moindre défense (mais bon, nos moutons ou agneaux sont aussi des petites bêtes adorables et sans défense !).Comme le paresseux semblait décidé à rester sur le bord de la route, là où les voitures se garent et donc, risquaient encore de l'écraser, je suis allée voir un pêcheur à la rude face burinée pour lui demander ce que je devais faire. Il m'a dit : « Faut pas le toucher, les bêtes-là, c'est plein de maladies ». alors, j'ai laissé mon paresseux finir sa sieste léthargique au bord de la route. Mais comme on pouvait le confondre avec une pierre, je l'ai entouré d'un vague enclos de bambous... Quelques heures plus tard, au retour d'une randonnée, je suis repassée par l'endroit où j'avais laissé mon paresseux, il n'y était plus et les bambous étaient dispersés.



Hier j'ai découvert la ville de Kourou, qui m'a semblée bien plus propre, sure et accueillante que Cayenne. Un pêcheur avec lequel j'ai un peu parlé dans la soirée était de mon avis. Sur les splendides plages de sable blond et de rochers percés de grandes vasques (sans ordures, c'est la première fois que je vois ça !), j'ai eu la joie d'observer et photographier un ballet d'anableps. Ces drôles de poissons, appelés également « gros-yeux » ressemblent à des saucisses brillantes d'une dizaine de centimètres de long, qui seraient munies de deux gros yeux globuleux et saillants comme des billes. On pourrait aussi dire, pour faire plus court, des poissons-limaces aux yeux de grenouilles, avec la bouche de Lolo Ferrari !. Ils se déplacent  en grand nombre, comme un seul individu, avec une grande vivacité. Ils aiment aller et venir, faire des bonds sur l'eau de façon très comique, ou se laisser échouer sur une pierre comme pour se faire bronzer, pour être aussi vite repris par la marée. Une mouette atricille était postée sur une pierre, les pattes partiellement immergées, non loin d'un banc de ces poissons comiques. Elle les observait tranquillement, l'œil mi-clos, immobile. On aurait dit qu'elle s'en fichait. Tout à coup, une vaguelette grouillante d'anableps lui est passée sous le bel. Avec la vivacité d'un éclair, elle s'est emparée semble-t-il facilement d'un individu malchanceux, pour l'engloutir sans se presser. Comme l'aigrette bleue, la mouette laisse parfois le poisson s'échapper, mais il n'a jamais le temps de toucher l'eau. Il est aussitôt repris avec une vivacité fulgurante.


J'ai évidemment photographié toutes ces scènes, à grand peine, car mon appareil me causait des soucis. La balance des blancs ne fonctionnait plus, ce qui donnait des images tantôt très sombres, tantôt très claires. Ceci explique les couleurs un peu bizarres des photos de la mouette, que je corrigerai mieux à mon retour. J'ai du tripler les prises de vues, le tri et la retouche, en rentrant, ont été phénoménaux et m'ont pris la journée. Disons 2O ou 3O photos prises pour une de bonne. Minimum. Ce matin, mon ami photographe Vincent Ganaye m'a tirée de ce mauvais pas et me dépannant par téléphone. Il lui était arrivé la même mésaventure avec son Nikon D2OO. C'est précieux, les amis ! Merci infiniment, Vincent.


Pour revenir sur la plage de Kourou après la longue séance photos sous l'implacable soleil, épuisée et déshydratée, j'ai repéré un petit bistrot aux chaises rouges sous les cocotiers. Une dizaine de personnes nonchalantes contemplaient l'horizon et la plage totalement déserte !



Je me suis installée face à la mer pour engloutir avec délice un café, un magnum et un Schweppes glacé aux agrumes ! C'était le deuxième repas exceptionnellement délicieux digne de ce nom en 15 jours, après celui pris dans un petit restaurant à Regina (poisson grillé, riz, sauce haricots rouges). Ici, les citrons verts sont mes fruits préférés : énormes et tout frais, on les trouve sous le marché à 5O centimes d'euro le kilo ! Un punch au citron vert et au rhum « la belle Cabresse »...Hum ! Je ne vous dis que ça  !

Fruits et légumes :  voir le « diapo Gastronomie », surligné en vert, diaporama très intéressant, en descendant un peu, vers le bas de la  page de ce blog.

 



J'ai eu le plaisir également d'aller à la découverte du Brésil, en traversant le fleuve Oyapock, pour visiter la ville d'Oyapoque. Cette vidéo, dont l'auteur est encore aldric_dussourt donne une excellente ambiance de la traversée du fleuve. J'ai également vu le saut Maripa ou les rapides de l'Oyapock.

 


 

 



Saut Maripa, Guyane-Brésil
envoyé par aldric_dussourt


 


Dimanche 28 septembre, j'ai visité Saint Laurent du Maroni et le bagne. Le bagne n'est pas très grand... Cette peinture, dans un bâtiment du bagne, et cette statue m'ont émue. Mais en voyant, avec le coeur serré, toutes ces personnes le long des routes, vendant de pauvres petits oiseaux dans des cages, je me suis dit que ... (je vous laisse terminer la phrase).

 


 





J'ai été très impressionnée par l'eau boueuse du fleuve Maroni, se mélangeant à la mer, à Awala Yalimapo. Une mer champagne noir sur fond de ciel bleu pur, roule ses vagues mousseuses sur une belle plage de  sable fin.





Les noirs Saramaca, ou « gens du fleuve » transportent les personnes et des marchandises d'une rive à l'autre du fleuve, depuis toujours. Les marchandises ou personnes réputées « clandestines », leurs valent de gros ennuis avec la douane ou la gendarmerie...On accuse notamment les Saramacas de ravitailler les orpailleurs clandestins... C'est sans doute la raison pour laquelle ils sont méfiants et agressifs à l'égard des personnes qu'ils soupçonnent de vouloir les prendre en photo. Je me suis faite insulter quand j'ai pris une photo du fleuve et de leurs barques. J'ai également visité un village amérindien et acheté de l'artisanat : quelques bijoux de perles et de graines, un joli tableau représentant le fleuve.


Fin de séjour en beauté, avec un court séjour à Kourou, logée à l'hôtel des Roches, directement au bord de la mer. Fantastique observation d'oiseaux le soir, au coucher du soleil, puis le matin, avec une lumière hélas un peu voilée.


Colonie de pluviers semi-palmés, au fond, les iles du Salut


En conclusion...

En raison de la chaleur, des difficultés de logement et d'une certaine insécurité, nombre de personnes, à peine arrivée en Guyane, ont envie de repartir immédiatement dans le premier avion. En revanche, s'i elles réussissent à passer ce cap, la somptueuse nature de cette France lointaine, risque bien de les séduire et de leur donner envie d'y rester, ou d'y revenir !




Liens

 

Guyane comité du Tourisme

http://mangrove.overblog.org

 

Pour les amoureux des oiseaux :

http://www.gepog.org/index.php

Les sites de Maxime Déchelle, un jeune passionné de Guyane (c'est le plus jeune photographe du site http://www.oiseaux.net/) ayant vécu quatre années à Kourou.

http://lepaparazzo.skyrock.com/

http://revezdeguyane.skyrock.com/

 

 

 

 

 


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commentaires

vdp 23/12/2008 01:39

Bonjour... je te dis bravo pour ce récit qui me fait oubleré ce qu'est malheureusement la guyane!! (car j'y vis depuis 18 mois).... Tu viens comme touriste donc tu n'as gardé que le meilleur : la faune et la flore qui nous émerveille ! malheureusement la main de l'Homme est entrain de tout tuer et je n'exagère pas... je suis une adepte de l'écolo pour garder notre terre propre et ne pas la dégrader... mais ici c'est incroyable comme tout le monde s'en fou : Marseille à côté c de la rigolade.... Je vis à Kourou : es tu grimpé sur la montagne des singes ! c magnifique et propre : on y voit la forêt à l'état sauvage de haut ...

Mart 23/12/2008 11:56


Oui, tu as raison de le souligner, je ne me suis guère appesantie sur les horreurs que j'ai vues, ordures, forêt dévastée, brûlée impitoyablement, inexorablement... Je me suis volontairement
concentrée sur les merveilles de la nature et mon désir de photographier. De toutes façons, je luttais en permanence contre l'anéantissement du à la chaleur excessive... Malgré mon projet d'y
aller, je n'ai pas eu le temps de voir la montagne des singes. Dommage également que, durant mon séjour en Guyane, je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer quelqu'un à qui parler vraiment. Si, juste
un monsieur qui travaille au centre spatial, alors que je photographiais les oiseaux près de l'hôtel des Roches à Kourou. Je l'ai hélas perdu de vue.
Merci pour ton commentaire et bon courage là-bas ! amicalement, MS


BDF 13/12/2008 16:44

Voilà enfin je l’ai lu ton long reportage sur ton séjour en Guyane. J’ai bien aimé ta rencontre au bord de la route avec ce paresseux, et ces bambous dispersés, où est-il parti ? a-t-il réussi à survivre dans ce monde guyannais anthropisé ? Encore et toujours de la pollution bien visible, de l’insécurité ambiante. J’ai aussi beaucoup compris avec le « Gaston » ce qui pouvait se passer dans la grande forêt. Il me semble qu’une fois là-bas je pourrais aussi être déçu dans un premier temps, puis réussir par la suite à découvrir vraiment ce qu’il y a de beau à voir, en faisant abstraction de ce qui est négatif. Pour l’instant ce genre de destination ne m’attire pas, rien que le trajet en avion avec sa lourde consommation de kérosène me ferait culpabiliser. L’horizon européen me satisfait amplement, des pays voisins que je ne connais pas encore, de beaux projets de destinations semi-lointaines en perspective, je pense à l’Autriche, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas. Pour la Guyane, le mieux serait peut-être une immersion directe dans la forêt pour l’ensemble du séjour, avec un guide naturaliste assermenté. Finalement la base de Kourou, on peut s’en passer, et le Cora aussi, tant pis pour la clim !

Mart 14/12/2008 12:49


Oui, cette rencontre vec le paresseux a été le plus beau moment de mon séjour.
Le sourire du paresseux est inoubliable, il fait penser au sourire du chat de Lewis Caroll dans Alice au Pays des Merveilles. Pour les nouveaux horizons, je pense que même si l'on se satisfait de
ses horizons habituels, il faut parfois "se forcer" à découvrir le monde, comme un devoir humain. "Qui voyage ajoute à sa vie", disent les touaregs.


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