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Dimanche 30 décembre 2007
Par Mart
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C'est le retour après deux jours magiques dans les chalets de la Doller.
Pour rentrer chez moi, à partir de la vallée de la Doller, j'ai le choix entre :
- la vallée de la Thur (interminable), puis le col de Bramont et la Bresse,
- Cernay et Colmar puis la plaine d'Alsace,
- le sommet du Ballon d'Alsace, Saint-Maurice sur Moselle etc.
Mon chemin préféré passe par le Ballon
d'Alsace.
Saint
Maurice-sur-Moselle Ballon d'Alsace, (Google Maps)
En montant vers le sommet, au carrefour de la Tête des Redoutes, j'aperçois une yourte qui fume tranquillement dans le ciel
bleu et la lumière du soir. Je la connais pour l'avoir déjà photographiée l'an dernier, au sommet du Ballon.
Rencontre avec les souriants Pisteurs secouristes du Ballon d'Alsace !
Les pisteurs secouristes du Ballon d'Alsace mettent une touche finale à l'installation de la yourte,
prévue pour abriter randonneurs et autres skieurs...
"On
peut dormir dedans ?" (la question bête) - "Ah non !" Me répond-on.
Bon, tant pis.
Allez, messieurs, souriez, c'est parti pour la "photo de famille" !
Promenade au sommet du Ballon...
Le Grand Langenberg, le chalet du CAF
et la ferme du Petit Langenberg
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Dimanche 30 décembre 2007
Par Mart
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Le noël de l'an dernier dans les chalets de la Doller était si magnifique,voir l'article :
Joyeux Noël 2006 dans les chalets de la Doller
que j'ai eu envie de refaire le même parcours cette année,"seule ou accompagnée", comme je le dis habituellement... En effet, il n'y jamais de file d'attente pour ce style de
réjouissances...
Noël est une fête de famille, les préparatifs, les contraintes du rendez-vous et du barda à transporter rebutent plus d'une personne. Heureusement, une randonneuse bien sympathique, Valérie,
rencontrée lors d'une sortie avec Jean-Luc le Druide, a tenu à m'accompagner, entraînant deux messieurs dans son sillage.
Le 24 décembre 2007
Les trois amis sont là, à l'heure du rendez-vous sur le parking du Schlumpf à Dolleren (671 m), parfaitement désert. Le temps est plutôt beau, il y a peu de neige.
Dolleren
Contrairement à l'an dernier, nous allons directement grimper au Kirchberg. Pour la soirée, j'ai "choisi" le chalet Sommerseite (1006 m) parce qu'il est plus grand que le chalet Graber
Breitenstein, où nous nous rendrons le lendemain. J'ai prévu deux nuits sur le terrain, mes amis "verront bien".
La vallée de la Doller et le village de Dolleren, vus du parking du Schhlumpf
La montée vers le sommet du
Kirchberg - photo Valérie Theiller
Nous avons prévu une heure de montée, mais finalement, nous mettons le double de
temps. A quelques dizaines de mètres (de dénivelée) du sommet, les sentiers sont bien verglacés... Sur de telles patinoires et lourdement chargés, nous sommes obligés
d'entailler la glace à coup de bâtons de marche, pour pouvoir avancer, pas à pas, lentement, en essayant de ne pas glisser...
Valérie - Ah ouf !
Presque arrivés au sommet ! On détend les lombaires !
Marc et
moi-même, le visage illuminé par le coucher de soleil
Photo Valérie Theiller
Quelle récompense là-haut ! Le coucher de soleil incendie la cime des arbres,
pendant que la pleine lune se lève...
Lever de lune sur la vallée
de la Doller
Appareil photo : Olympus E500 - Pas de pied !
La vallée de la Doller, vue du Kirchberg
Quelle joie de retrouver mes vieux hêtres tourmentés ! Sur cette image, on voit les dernières lueurs du couchant qui illuminent la branche, pendant que la pleine lune s'élève dans le ciel
!
La joyeuse tablée, Valérie, Sylvain et Marc
Nous avons bien profité des denrées festives, le sac à dos de Sylvain par exemple,
pesait 36 kilos ...
Après un bon petit déjeuner, trois heures de remballage d'un monceau d'affaires et
le nettoyage de la fuste, nous voici repartis, en direction de la Fennematt. Auparavant, nous nous approvisionnons en eau à la source de la Doller.
La fennematt et un passage particulièrement
verglacé
La Fennematt
Ils sont trop craquants, ces courageux sherpas ! Alors que je leur cours après pour les photographier, patatras, voici que je glisse sur le verglas et m'étale en cognant violemment mon
genou droit. Heureusement, ils sont là pour m'aider à me relever, piteusement clouée au sol par ma coquille d'escargot trop lourde... La veille, j'avais bien cogné mon genou gauche en
glissant sur le verglas près de la fuste Sommerseite... Jamais deux sans trois, attention...
Contrairement à l'an dernier, nous sommes absolument seuls sur les sentiers. On se demande bien pourquoi...
Nous pensions qu'à une altitude moindre le verglas aurait disparu. Hélas...
Nous n'avons pas le choix, il faut bien passer sur le GR-patinoire pour aller déjeûner à la fuste Graber Breitenstein. On ne dirait pas sur cette photo, mais nous avons été dans bien des
situations fort scabreuses... Nous étions bien trop concentrés sur l'endroit où poser le pied pour ne pas dévaler la pente, pour songer à prendre une photo ! Mais je peux vous assurer que
nous avons bien mouillé nos T-shirts... C'est décidé, pour la prochaine fois, nous ferons l'acquisition de crampons.
L'arrivée à la fuste Graber Breitenstein. Surprise...
HONTE A UNE CERTAINE CATEGORIE DE CRETINS POLLUEURS, une espèce qui n'est hélas nullement en voie de disparition...
Voici l'état dans lequel nous avons trouvé la petite fuste Graber Breitenstein, qui était si chaleureuse et proprette l'an dernier...
Le petit fourneau est hors d'usage, le couvercle est fendu en
deux..
Non, je ne suis pas obsédée par les déjections humaines... Mais quand même... Cette photo vous permettra d'apprécier la délicatesse des occupants précédents (mais, bon, c'était
peut-être des chiens ?), qui ont fait leurs besoins juste à gauche de l'entrée de la fuste. Evidemment, des bouteilles d'alcool vides, "oubliées" à côté, rehaussent la beauté de la
scène...
A toutes fins utiles, je recommande l'excellent livre de Cathleen Meyer, surprenant et plein d'humour :
Comment chier dans les bois
(pour faire court, dans les Vosges, enterrez tout (y compris le papier) !
Tant pis, la première vague d'indignation passée, nous mangeons à l'extérieur, au soleil. Un petit verre de champagne nous remet de toutes les émotions !
Température : zéro degré. Il est impossible d'allumer le fourneau dans la fuste. Nous nous réchaufferons tant bien que mal à l'extérieur, profitant du feu purificateur pour incinérer un
certain nombre de déchets et laisser la place propre derrière nous.
Dodo dans la glacière, puis c'est la descente, le temps est devenu maussade.
Troisième chute sur un genou (je ne sais plus lequel) à midi sur un parking...
Repos.
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