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Mercredi 21 novembre 2007
Par Mart
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En une dizaine d’années, Raymond FISCHER a répertorié plus de quatre
cent rochers des Vosges du Nord et du Sud Palatinat, dans ses ouvrages :
"Rochers des Vosges du Nord et du Sud Palatinat".
Editions SCHEUER
Volume I - 1998
Volume II - 1999
Volume III - 2003
Volume IV - 2006
Chaque volume, qui décrit une centaine de rochers, est illustré par les photos de l'auteur. Chaque rocher répertorié est accompagné de commentaires ainsi que d’un
tableau indiquant différentes caractéristiques : abri, gravure, occupation militaire, polissoir, point de vue, sentier balisé, sommet accessible, taille, altitude et
localisation. Certains rochers sont de plus illustrés d’un dessin de crête réalisé par l'auteur.
Les ouvrages sont enrichis d’une série de cartes permettant de localiser aisément les rochers dans la région.
A titre d'exemple, dans le premier volume sont développées des généralités concernant les types d’érosion et les polissoirs. Les généralités des volumes suivants traiteront de la faune, la
flore, les occupations, l’origine des noms, les légendes et l’utilisation du grès, des bornes, de l'escalade.
Raymond et
"la coupe du monde" - Gauschberg- Hanau
Comment j’ai rencontré Raymond Fischer :
La Grotte de l’Erbsenthal
Texte extrait du livre « Mes mille maisons des Vosges »
www.petites-vagues-editions.com
Région de STURZELBRONN - Vosges du Nord - Mars 2001
Dans la vitrine, ce rocher rose prenant une pose avantageuse sur la
couverture de ce livre, devait "crier" bien fort, pour que je l'entende, alors que je flânais dans le centre ville de Sarrebourg...
Ce rocher-là, en
compagnie de centaines d’autres, allait bientôt changer ma vie. Il posait pour le tome I (trois autres allaient suivre) écrit par Raymond Fischer : "Rochers des Vosges du Nord
et du Sud Palatinat". Cet auteur photographe passionné y rendait un vibrant hommage à ses Vosges du Nord natales. Des photographies attrayantes, des textes magnifiquement
documentés non dépourvus d’humour et des cartes IGN , incitent tout lecteur un tant soit peu intéressé par le terrain à sauter illico dans ses chaussures de marche ! C’est la
raison pour laquelle me voici aujourd’hui en route pour Sturzelbronn, à la recherche de "la grotte de l'Erbsenthal"....
L'étang
d'Erbsenthal
Dans le voisinage d'un paisible étang entouré de bouleaux, je devine ce
curieux édifice naturel : il s’agit d’une petite grotte flanquée d’un très beau pilier ouvragé par le temps. Quelques dizaines de mètres plus loin, j’explore un bel abri sous roche
défendu d’une lourde dalle de grès faisant office de porte... Voici un lieu plein d’attrait et de mystère qui devrait rester secret… Hélas, le sentier balisé vous y mène un peu trop
rapidement et la route n’est pas loin…
Et ce jour-là, la joie de ma découverte devait voler en éclats devant un bien triste spectacle… Ce rocher remarquable l’est aujourd’hui par l’accumulation de papiers gras,
bouteilles cassées, huile de vidange répandue partout et partiellement brûlée, déchets et détritus en tous genre. Des traces de feu importantes (une pollution à laquelle on ne pense pas
toujours) ont carbonisé le sol de l’abri sur plusieurs centimètres d'épaisseur, noirci les murs et le plafond. Je suis horrifiée. Qui a donc pu faire ça et pourquoi ? Puis je quitte
les lieux extrêmement attristée et les mois passent, sans que je puisse oublier ce que j'ai vu. Je me fais la promesse de faire quelque chose un jour pour ce site.
La grotte de
l'Erbsenthal
C’est alors que Raymond Fischer fait
paraître un volume II, (que je me procure évidemment très vite) répertoriant et décrivant toujours ses chers "rochers des Vosges du Nord". J'ai la surprise d'y lire qu'il s'indigne lui aussi
(photo à l'appui) de l'état déplorable des lieux que je viens de décrire. Il raconte les faits en ces termes : "Nous n'y ajouterons plus que l'acte de vandalisme de la "grotte" de
l'Erbsenthal (mi 1998) : très nombreux éclats de verre, sans doute amenés tels quels sur place (donc préméditation) par des imbéciles qui les ont ensuite aspergés d'huile de vidange,
puis mis le feu. Inutile d'insister sur la tristesse qu'inspire ce spectacle révoltant !"
Comme on peut l'imaginer, la lecture de ce texte me toucha particulièrement, et j'éprouvai le besoin d'écrire à son auteur pour lui faire part de mon indignation identique, lui proposant un
"relookage" du site en sa compagnie. Une lettre et un coup de fil chaleureux conclurent notre accord , la date et le lieu du rendez-vous.
En lisière de forêt il est bien là, ponctuel et souriant, accompagné d'Elisabeth, son épouse, brandissant un arsenal de pelles et de sacs poubelles... Le contact est d'emblée
sympathique, alors au boulot ! Pendant deux heures et demies, nous pelletons, suons et nettoyons sans relâche. Pour la « finition », nous répandons même une bonne épaisseur de sable
propre sur le sol de la grotte. A présent, fiers de nous, nous reculons de quelques pas pour admirer le résultat : un lieu intact ayant retrouvé toute sa beauté originelle ! Nous
poussons même le perfectionnisme jusqu'à « récurer » aussi le deuxième abri, repaire de canettes de bière et autre mobilier contemporain pour T.C.A.I ("trip cro-magnonesque
alcoolisé d’imbéciles").
J'aide Elisabeth Fischer à nettoyer...
Après une telle matinée sportive, nous "crevons la dalle" ! Un
superbe casse-croûte scelle une amitié naissante déjà pleine de projets. Je vais bientôt avoir l’honneur d’arpenter le terrain avec "le Maître" en personne.
Je téléphone donc à Raymond quelques semaines plus tard, profitant de l'occasion pour lui demander s'il a des nouvelles de la grotte de l'Erbsenthal. Il hésite à me répondre, puis
sa voix se casse... D'un ton navré, il avoue y être allé récemment, pour découvrir qu'elle était "à nouveau dans le même état qu'avant, et même pire", qu'il en était catastrophé...
Révoltant ! Je passe sur ma propre consternation devant de cette nouvelle.
conclusion-consolation : à leur insu, les vandales de la grotte de l'Erbsenthal ont permis ma rencontre avec Raymond et Elisabeth Fischer, premier pas d'une riche collaboration amicale
: randonnées-découvertes, initiation à l'escalade, expositions communes de photographies, rédaction de textes, sans oublier les pique-niques pantagruéliques, agrémentés de la potion
magique maison : le schnaps de Raymond, "O verdeckel noch a mol" !
Quant à l'histoire de la grotte, comme toutes les histoires, elle reste à suivre...
Ma dernière randonnée avec Raymond, 21 novembre 2008 :
Rothenberg
Cela fait sept ans déjà, qu'avec Raymond, Elisabeth et des amis
fidèles, nous parcourons les magnifiques crêtes rocheuses Vosges du Nord et du Sud Palatinat !
Aujourd'hui, en marchant dans une fine couche de neige, nous voici
arpentant la splendide crête du Rothenberg, dans la région de Philippsbourg.
Les photos parlent d'elles-mêmes...
Les tours colossales de grès rose façonné par
l'érosion...
Et pour finir, dans un autre secteur, un petit tour sous un rocher "à
polissoir"...
Steinkopf (Windstein)
Steinkopf, les polissoirs
Merci Dame Nature ... et merci cher Raymond
pour ce travail gigantesque
et ce partage de moments de bonheur !
Dédicaces à la mairie de Reichshoffen, 2005
Vous pouvez écrire à Raymond Fischer par l'intermédiaire de ce site,
(ajouter un commentaire)
je transmettrai avec plaisir !
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Vendredi 16 novembre 2007
Par Mart
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"Jean-Luc le Druide", pilote aujourd'hui notre petit groupe, dans la
région de Darney, proche d'Epinal, par une très belle journée d'automne, début novembre 2007.
Au programme : Droiteval, Void d'Escles, Relange...
La région de Darney est riche en vestiges archéologiques, Abbayes, anciens
ermitages,cascades et autres pierres mystérieuses, parfois bien cachés au plus profond des forêts.
Darney (Carte)
Un ciel bleu et de flamboyantes couleurs d'automne ajouteront encore à la beauté des sites visités...
Inscription sur un mur de la chapelle Saint Antoine,
dans un des ermitages de Chèvre Roche
Premier jour :
Droiteval, l'Abbaye:
l'Abbaye de Droiteval est située sur le territoire de la commune de Claudon, près deMonthureux-sur-Saône. Fondée en 1128 par Aubert de Darney, occupée par des moniales, elle devint un
prieuré de moines en 1433.
Aujourd'hui, c'est une propriété privée et un lieu de culte.
Une partie de l'Abbaye accueille également aujourd'hui des artistes et des expositions de peintures et sculptures.
Abbaye de Droiteval
Les propositions de randonnée figurant sur le panneau mettent l'eau à la bouche !
A quelques dizaines de mètres de l'Abbaye, la montagne sauvage cache d'inestimables trésors rocheux, sculptés par l'érosion. Nous avons été enchantés par la découverte de Notre Dame de la
Source, située à 20 minutes de marche de l'Abbaye... Les couleurs d'automne rendaient cet endroit paradisiaque...
Notre Dame de la
Source
Relange, l'église romane, chef d'œuvre de l'art roman dans les Vosges :
Nous sommes allés ensuite voir l'église romane Notre-Dame de Relange, édifiée sur les
bases d'un l'ancien prieuré datant du XIIème siècle. La nef et les bas-côtés ont été reconstruits au XVIème siècle. Un tympan roman sert de soubassement à la grotte de Lourdes, située en bas
de l'église.
Relange, l'autel de l'église romane, illuminé par le soleil
déclinant.
Bonneval, la pierre des 12 apôtres, l'abbaye :
Puis nous faisons une ultime promenade dans la forêt, juste avant la nuit, pour contempler la Belle-Roche, ou pierre des 12 apôtres, roche en grès sculpté au 18ème siècle, représentant
des scènes de la passion du Christ...
Et enfin, toujours en pleine forêt, voici les très belles ruines de l'Abbaye de
Bonneval.
Les ruines de l'Abbaye de Bonneval
Deuxième jour :
Nous partons à la découverte de la cascade et des ermitages de Chèvre Roche, cachés dans les bois, en contre-bas de la route, entre Darney et Vittel.
Elle est asolument invraisemblable, cette chapelle perchée en haut de cet énorme rocher
isolé dans la forêt !
Au XIIème siècle, aurait été un lieu de culte et de sorcellerie.
A quelques dizaine de mètres de ce grand rocher, au fond d'un vallon mystérieux, mugit la
grande cascade de Chèvre Roche.
L'impressionnante cascade de Chèvre Roche dégringole dans un à-pic de rocs moussus
aux formes incroyables envahis de végétation sauvage.
Dans de paisibles vasques, des feuilles jaunes et des aiguilles rousses se mèlent à l'écume tournoyante.
Nous allons de surprise en surprise....
Un peu plus loin encore, la forêt cache de mystérieux vestiges d'anciens ermitages.... Chapelles, ruines, souterrains, arbres remarquables, sources... nous allons de découverte en
découverte...
Le dossier photo ci-joint n'en donne qu'un faible aperçu !
Nous sommes tous surpris, intéressés, ne sachant plus où donner du regard, de l'appareil photo...
L'ermite s'asseyait-il ici ?
Gabriel fait un ermite très convaincant !
J'ai photographié la citation de St Bernard qui figure en en-tête de cet article dans
cette petite chapelle : la chapelle Saint Antoine.
Ruines d'anciens ermitages, à demi-ensevelies sous la végétation
Les découvertes passionnantes de cette journée s'achèvent par la visite de la Tour des Seychelles, ancien Bastion Templier.
A droite de la route, en retournant vers Darney depuis Chèvre-Roche, un panneau signale "tour des Seychelles. On voit, au sommet d'une éminence boisée, les ruines d'une enceinte triangulaire,
au milileu de laquelle les soubassements de ce qui a du être une tour de guet, émergent d'une végétation exubérante.
La tour des Séchelles
Vioménil, la source de la Saône.
Nous terminons cette seconde belle journée devant la source de la Saône, à Vioménil.
La source de la Saône
D'après www.recoin.fr/tourisme/sources+de+la+saone.htm
"Un petit parking permet de se garer à côté de la source.
La Saône prend sa source à Vioménil dans les Vosges, dans le versant sud des monts Faucilles, à 400 m d'altitude.
Les monts Faucilles correspondent à la ligne de partage des eaux au nord, les sources donnent des rivières (Madon) qui
s’écoulent vers la mer du Nord alors qu’au sud elles partent vers la méditerranée.
Cette région a été depuis les temps préhistoriques un lieu de passage".
Troisième jour :
Void d'Escles, le vallon druidique de Saint Martin.
www.recoin.fr/tourisme/cuveau+des+fees.htm
Void d’Escles est situé sur la route départementale D 450 entre Epinal et
Darney.
Dans un petit vallon ou le Madon prend se source, existe un lieu privilégié. Les celtes y auraient aménagé une grotte, aujourd'hui appelée grotte de saint martin, et
utilisée par les premiers chrétiens comme ermitage.
Lorsqu'on arrive en ces lieux on se sent tout de suite dans un autre monde.
La chapelle Saint-Martin, située devant la grotte.
Photo prise de la plate-forme située au-dessus de la grotte.
La chapelle Saint Martin reconstruite en 1952 à l’emplacement de la chapelle originale.
Le ciel bleu et le rocher, au-dessus
de la grotte Saint Martin
La grotte Saint Martin se compose de deux parties un porche semi naturel et une galerie creusée de main d’homme.
Le cuveau des
Fées
Le cuveau des Fées :
"Dans l'immense forêt de Darney où naît la Saône, les légendes ont inventé des ermites
dans les profondeurs de la grotte Saint-Martin, creusée de main d'homme dans le grès tendre, irriguée de puits à ablutions et de fontaines sacrées. Elles se sont emparées du mystère du cuveau
des fées, pierre circulaire de trois mètres de diamètre, d'une quarantaine de centimètres de profondeur, logé près de la source du Madon. Les fouilles n'ont pas percé le secret de cet
octogone minéral, hôte de ces bois depuis plusieurs siècles. Était-il une auge monumentale destinée à un aménagement de source ou à une place de village ? une simple piscine baptismale ? un
prosaïque raté de carriers? abandonné sur son socle rocheux ? un outil sacrificiel des druides ? Ou les fées s'y sont-elles baignées ?"
D'après : ete2003.dna.fr/rv1_1.htm
La fontaine
Le Boeuf
La Fontaine le Bœuf doit son nom à la tête de bovin qui orne l’orifice d’écoulement
d’eau. Nous dégustons l'eau de cette belle fontaine...
OUPS ! QUEL EST DONC CE PETIT LUTIN AU PIED DU ROCHER ?
MAIS C'EST JEAN-LUC !
Eh ! Eh ! ... A force de prendre des cours...
Merci Jean-Luc !
Toutes les sorties avec Jean-Luc
le Druide
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