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Samedi 29 septembre 2007
Par Mart
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Dans les Vosges du sud, à Basse-sur-le-Rupt, à mi-chemin entre Vagney
et la Bresse (carte en fin d'article), un site mérite le détour : la Piquante Pierre.
Par le plus grand des hasards, j'ai vu, de loin (haut du Roc), la cérémonie commémorative du 22 septembre 2007, ce qui m'a donné l'idée de m'approcher...
Le crépuscule mystérieux, la pleine lune brillante, l'aube de brumes roses, un bouquet de fleurs commémoratif en cette journée du 22 septembre 2007... La Piquante pierre, ancien menhir dominant
la commune de Basse-sur-le-Rupt, resplendit dans la magie des Vosges. Je n'en dirai pas plus, jugez par vous-mêmes...
Ca décoiffe ! Vous ne trouvez pas ?
L'histoire :
A quelques kilomètres de La Bresse, la commune Basse-sur-le-Rupt fut
durement éprouvée durant la Seconde Guerre mondiale.
Le lieu-dit "la Piquante Pierre" (en raison de l'ancien menhir qui
domine la vallée) est un des plus hauts sommets de la commune. Bordé de forêts profondes et de rochers, ce lieu abrita un maquis.
Ce maquis fut détruit le 21 septembre 1944 par l'armée allemande. La
Piquante Pierre devint alors un monument aux morts, en souvenir des 83 maquisards disparus qui moururent dans ces lieux et dont les noms sont gravés sur une plaque commémorative, sur la
Piquante Pierre...
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Vendredi 28 septembre 2007
Par Mart
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Molkenrain, lever de soleil
Jean-Louis KELLER, Marc HEIMERMANN et Philippe LUTZ, ont pour saine
habitude de se retrouver chaque lundi pour une belle randonnée vosgienne. Ils sillonnent généralement la montagne dans un large périmètre autour de Colmar et vont parfois beaucoup plus
loin.
Ces trois passionnés de randonnée et de photographie (leurs sites
figurent dans mes "liens et amis") ont toujours l'appareil photographique et l'oeil en position "on", pour rendre compte des beautés du massif et faire le portrait des personnages
sympathiques qu'on y rencontre. Ils aiment aussi rire et photographier leurs facéties.
Depuis un certain temps, je rêvais d'être, au moins une fois, agréée
pour marcher en compagnie de ces trois illustres "piliers du massif" ! Les Dieux des Vosges m'ont exaucée car, en cette fraiche journée de septembre, je me réjouis de pouvoir enfin
partager une tranche de lundi avec les trois compères, et entrer ainsi dans la légende.
Ca commence mal, Philippe LUTZ qui prépare une exposition de
photographies, ne sera pas de la partie. C'est dommage mais, finalement, je n'en serai que plus "symétriquement" encadrée. Je retrouve donc Jean-Louis et Marc au Molkenrain, au moment
où le premier rayon matinal illumine la montagne, juste avant de disparaître derrière un mur de nuages...
Nous partons en direction du col du Haag (1233 m), garons les
véhicules devant la ferme-auberge, et attaquons d'un pied décidé le Storckenkopf (1366 m), où la vue sur le Grand Ballon (1424 m) est exceptionnelle. Jean-Louis et Marc y vont de
leurs pitreries habituelles, que je me régale d'immortaliser numériquement parlant.
Jean-Louis Keller et Marc Heimermann -
Le bonheur est dans le pré, au sommet du Storckenkopf !
Le Grand Ballon, vu du sommet du Storckenkopf
Le summum de l’hilarité est atteint, au sommet justement,
où Marc se cache derrière un cairn pyramidal, avec juste la tête qui dépasse, ce qui donne l’impression qu’il est enseveli sous les pierres !
De magnifiques vaches vosgiennes, lustrées comme des souliers neufs,
jouent les starlettes devant les trois pararazzi que nous sommes... Marc n'hésite pas à s'allonger dans l'herbe humide, pour se fondre parfaitement dans le biotope des belles ruminantes
et leur tirer le portrait !
Marc joue à cache-vache !
Jean-Louis, malgré son pull rouge, prend tous les risques et
s'approche carrément tout près des cornes pointues...
Meuh dis-donc, c'est qui celui-là ?
Puis, c'est la longue descente (243 mètres) en direction du lac du
Ballon, à travers des paysages déjà roussis par l'automne...
Les 7 hectares d'eaux bleues du lac du Ballon, blotti dans un ancien
cirque glaciaire à 990 m d'altitude, scintillent devant les trois randonneurs réjouis qui, assis sur une grume, attaquent le casse-croûte de midi avec un appétit d'ogre. Eh ! Dis-donc,
Jean-Louis, tu as oublié le tien ? Marc nous fait hurler de rire en racontant une histoire où il est question de trois boîtes de sardine ... Mais, chutt ! Je n'en dirai pas plus
!
Bon, il faut remonter maintenant, et c'est bien raide ! il y a bien
243 mètres de dénivelée jusqu'au Haag ! A mi-pente, visite du chalet-refuge qui porte le nom bizarre de "Racbegbo". L'hiver dernier, alors qu'il était enchassé dans une épaisse couche
de neige, j'y ai dormi, à même le béton glacial. Il semble beaucoup plus hospitalier aujourd'hui ! Jean-Louis et Marc, qui ne le connaissaient pas, sont heureux de le
découvrir.
Ah ! Il
est drôlement bien ce chalet, mais quel nom à coucher dehors !
Marc.
La randonnée ? C'est pas sorcier !
Avec quelque 350 mètres de dénivelée dans les mollets, retour au
parking du Haag, pour mettre un point final à cette belle journée de marche et de bonne humeur !
J'espère qu'il y en aura d'autres.
J'apporterai quatre boîtes de sardines...
Enfin, je dis ça pour être "thon sur thon".
C'était quand même une belle histoire,
qui ne finit pas en queue de poisson !
Bon. J'arrête.
Marc Heimermann et Jean-Louis Keller ont raconté cette journée dans :
BALADE EN COMPAGNIE DE MARTINE
Storkenkopf Lac du Ballon
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Molkenrain - Hêtre
au lever du soleil
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