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Sahara du MAROC - Région de Zagora - février 1999.

 

Durant les heures chaudes de la journée, les nomades se réunissent à l'ombre de la tente et palabrent interminablement, prennent le thé ou font la sieste. Je ne suis guère habituée à  cette vie en groupe, à tous ces "contacts rapprochés ", même s'ils sont chaleureux et paisibles.


 

Lahcene se reposant en compgnie de son père, Youssef


J'ai parfois du mal à m'intégrer aux conversations... En tant que " touriste ", femme qui voyage seule, je suis un objet de curiosité et d'étonnement permanent.  Les nomades observent le moindre de mes faits et gestes avec amusement comme si j'étais une sorte d'extra-terrestre.  Je comprends parfaitement cet état de fait, mais souhaite parfois m'échapper et aller respirer seule à l'extérieur de la tente. Ce besoin que j'ai de m'isoler est, je le vois bien, totalement incompréhensible pour les nomades, qui aiment vivre de façon très rapprochée et conviviale.


Ajourd'hui, échappant à cette promiscuité chaleureuse, mais néanmoins un peu étouffante de la tente berbère,  je respire enfin une bouffée de solitude. Me voici, déambulant sur le reg(1),  immense plaine pétrifiée, chaos de roches déclinant toutes les nuances de bruns, beiges, roses, ocres, violets, noirs dans la lumière du couchant... De rares arbustes épineux concurrencent les pierres dans leur immobilité absolue. Seules leurs ombres qui s'allongent à vue d’œil semblent douées de vie.  Au loin,  de petites montagnes brunes, semblables à d'énormes dunes figées dans la lumière crue, ondoient mollement à l'infini... Le contraste entre le plateau rugueux, chaotique et la douceur de l'horizon, est saisissant.

 

Pas à pas, lentement, je savoure la douceur de l'air, l'immense silence, l'incomparable paix, la sérénité grandiose de ce paysage,  laissant mon regard se poser doucement sur chaque pierre, étudiant rêveusement formes, nuances et couleurs, un enchantement pour l'âme...

 

Dans ma progression lente entre rêve et réalité, mon regard se pose alternativement sur le sol et l'endroit où je pose le pied (arbustes épineux et pierres sont autant d’embûches) et sur le vaste horizon aux lignes souples. Il me semble que je fais si profondément partie de ce lieu, que je ne sens plus le poids de mon corps... Tout est si pur, si calme... Je flotte...  J'aimerais marcher ainsi, libre, aérienne, marcher sans jamais m'arrêter, envoûtée par ces instants hypnotiques...

 

Soudain, au loin, quelque chose interromp ma méditation et fait voler en éclats cette bulle légère et transparente dans laquelle je flottais dans l'air bleu...  Qu'est-ce que c'est  ? Un animal ? Une pierre ? Une pierre en forme d'animal ? On dirait un âne, un animal insolite, tout seul dans cette immensité. Rien aux alentours  à perte de vue.




 


 

Je redescends brutalement sur terre : cette « chose » capte toute mon attention et je ne peux plus en détacher mon regard. A bien y regarder, il semble effectivement s'agir d'un âne, un vrai. Absolument immobile, pétrifié, comme moi. Un âne caméléon dont la couleur est si parfaitement identique à celle des pierres, qu'on a peine à le détailler.

 

M'approchant à pas comptés, très, très lentement, je l'observe. Il n'y a plus que lui sur terre, plus rien d'autre n'existe. Va-t-il s'effrayer ? Va-t-il s'enfuir ? Non, il ne s'occupe nullement de ma personne, le regard perdu dans le lointain. Il m'ignore, absolument. Intriguée, j'avance encore. J'entends battre mon cœur. Un peu plus près... Pas un frémissement, indifférence totale à ma présence. Encore un pas. Je me sens un peu stupide, on jurerait que je découvre là une créature extraordinaire et que je n'ai jamais vu un âne de toute ma vie. Mais un rapide coup d’œil à gauche et à droite m'assure que personne ne me regarde.

 

Je suis très proche de lui à présent... Ah ! il bouge un peu la patte avant gauche. Va-t-il s'enfuir ? J'espère qu'il a deviné mes intentions très pacifiques ! Il esquisse alors un autre pas, qui semble lui poser problème... Je dois lui faire peur ? Il vaudrait bien s'éloigner, mais...

 

Enfin je comprends. Je vois distinctement un détail bizarre de son anatomie : le sabot de sa patte avant gauche a poussé démesurément (2), grotesque babouche qui l'empêche de marcher. Il amorce un ou deux pas en boitant lamentablement et en hochant ses grandes oreilles, mais rien à faire, il semble condamné à devenir ce qu'il semble être : un âne pétrifié...

 

Pauvre âne de pierre, je te regarde encore longtemps, très longtemps, le cœur un peu serré... Mais mon ombre s'allonge, s'étire et s'amincit, jusqu'à disparaître, comme absorbée par les rocs fracturés, qui s'éteignent dans le grand silence du désert rouge. La nuit froide va bientôt recouvrir toutes  choses de son lourd et froid manteau de velours, scintillant d'étoiles. Les nomades vont s'inquiéter pour moi, il est l'heure de rentrer.

 

 

 


 

 

 


(1) Un reg est un désert de pierres, une surface caillouteuse qui a été débarrassée des éléments fins par le vent. Il correspond à la roche en place ou à d'anciennes nappes de cailloutis.

Pendant le jour, les roches soumises aux fortes températures se dilatent. Au cours du refroidissement nocturne, les roches se contractent. Dans les roches constituées de minéraux différents ceux-ci se dilatent et se rétractent inégalement. La roche s'émiette. C'est la désagrégation mécanique. Dans les déserts, l'absence de végétation permet la mobilisation des débris par le vent. Celui-ci entraîne par déflation tous les matériaux fins, laissant sur place les matériaux plus lourds, qui continuent de subir la désagrégation mécanique


(2) Après  information auprès des nomades,  j'ai appris que cet âne avait un maître négligeant, oubliant de le "parer", c'est-à-dire d'entretenir ses sabots en enlevant l'excès de corne, qui sans cela pousse en engendrant ce genre de difformité.


 





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Jeudi 12 novembre 2009
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       Suite de :  L'album photo des nomades du Sahara du Maroc est en ligne                                        

 

 




Sahara du MAROC, région de ZAGORA, février 1998.


Le bois mort est recueilli avec discernement ; on n'arrache pas n'importe quoi n'importe comment. Il en va des futurs pâturages quand l'eau reviendra.


 Le pain et tous les aliments sont cuits à l'aide de ces buissons épineux secs qui crépitent. Dans ce feu « alimentaire », des braises seront prélevées pour la préparation du thé (brasero ou petit feu dans le sable).


Les soirées s'organisent autour de ces feux minuscules, parcimonieusement alimentés, autour desquels on se resserre pour bavarder.


Fraîcheur des soirées,  imposition des paumes ouvertes devant les flammes, enivrante et inoubliable odeur d'encens des feux du désert...


 

Enfants nomades se réchauffant, dans une soirée froide du Sahara, devant un petit braséro.

 


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Jeudi 12 novembre 2009
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Suite de l'article : Voyage au Maroc avec Lahcene, le nomade berbère


Avec l'accord Lahcene, vous pouvez rendre visite à sa famille nomade, dans l'Hamada du Draa, dans le Sahara du Maroc, en allant voir l'album ICI


Certaines photographies (quand j'y figure, par exemple) sont de Jean-Luc Krekels, le poète, qui m'a accompagnée lors du séjour de 2002.  Auparavant, j'y étais en 1998-1999.


Lors de ces voyages, j'ai écrit des textes, tenu un carnet de bord.

Je publierai très prochainement,  tous ces récits, illustrés de belles photographies.


Pour moi, c'est une façon comme un autre de " gérer la grisaille hivernale " et de rejoindre les nomades par l'esprit !

 

 

 

Rien ne se perd...

Zarah, la soeur de Lahcene, broie des noyaux de dates, pour les donner à manger  aux chèvres.

 


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Jeudi 12 novembre 2009
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Ce voyage-là, je l'ai fait il y a une dizaine d'années. Ce voyage-là, est resté gravé à jamais dans mon coeur.

Depuis quelques jours, je retrouve, numérise et regarde les photographies...Que d'intensité et d'émotion.

Les images ont fixé des moments précieux de partage, de bonheur, qui ont gardé une force et une fraîcheur intactes.


Je suis allée de nombreuses fois au Maroc. Un trek dans le Sahara marocain m'a ouvert les portes du désert et fait rencontrer Lahcene le nomade. Au cours des deux années suivantes, j'ai partagé, sous la tente berbère la vie de sa famille nomades. Ce fut un moment intense de ma vie, une révélation.

Cela n'a pas toujours été facile, tant nos habitudes façons de vivre et de penser sont différentes. Mais la beauté  de leur mode de vie, de leurs gestes, la gentillesse des nomades, reste pour moi une référence.

Je dois avouer que, même si je voyage moins ou plus du tout dans les pays " lointains ", leur préférant le territoire français, que je connais si mal finalement, cette façon de vivre "à même l'écorce de la terre " que les nomades m'ont apprise, est encore actuellement, la plus merveilleuse façon de vivre que je connaise, celle que je m'efforce de pratiquer le plus souvent possible, où que je sois.

Avec l'aimable permission de Lahcene, je mettrai prochainement en ligne un album photo sur sa famille nomade, qui a été avec moi si chaleureuse, accueillante, bienveillante.


Déjà, le temps nous rattrape, Youceff, le papa de Lahcene, nous a quittés. Ce homme qui respirait la bonté, au gestes et aux paroles mesurés, est parti sans que je puisse le saluer. "C'est la vie" comme disent les gens du désert, avec leur sagesse, que d'aucuns qualifient de " fatalisme ". Youssef me  rappellait mon grand-mère que j'aimais, Joseph, qui lui ressemblait.



Youssef, la chamelle et son chamelon



Lahcene, qui me téléphone assez régulièrement pour prendre de mes nouvelles, exerce la profession de guide méhariste.

Ce qu'il a à nous dire :


Avec le méhariste nomade Lahcen, vous ferez le voyage le plus authentique qui soit dans la traversée d'un désert. Aucun apprentissage préalable n'est nécessaire. Proposés sur la plupart de nos destinations, ces voyages vous permettront d'aller jusqu'au bout de vous-même, dans des paysages grandioses, en vous imprégnant d'une tradition culturelle forte, gage d'une approche intérieure complète. La présence de nomades plus nombreux facilite la rencontre.

Vous, les randonneurs, pouvez profitez de la forme bizarre des montagnes, des Jebels, des oasis verts, des Casbahs et des palmeraies. Vous pouvez dormir dans la douceur des dunes au clair de lune et de la voie lactée. Vous découvrirez la magnifique vallée du Draa, avec ses palmeraies, ses villages et ses atmosphères de la nuit des temps.Le grand Sud marocain offre une large palette de reliefs sahariens : des plateaux immenses, des dunes grandioses, des oueds, ainsi que le silence et les étoiles comme vous ne les avez jamais vues.
Nous vous laissons découvrir ces treks par vous-même car nos chameliers le disent: Le désert ça se vit, ça ne se raconte pas...

                                       

 

Lahcen AMDYAZE

Cite El Mansour

Eddahbi  Tansita

El Jadida Zagora 45900 Maroc

Tel: 00 (212) – 72-21-95-08

E-mail : zagorasud@yahoo.fr

 

 

Aide Organisateur, depuis 1992 

Excursion à dos de Dromadaire

et en 4x4, Méharées  de 1 à 15 Jours


en groupe ou en Individuel dans le Magnifique désert de la région de Zagora et de M’hamid.

Excursion à dos de dromadaire dans les hamadas, montagnes, dunes de Sable, oasis, kasbahs et palmeraies en compagnie de nomades. Toutes les Randonnées seront assistées par des Chameliers et amis fidèles, qui vous feront découvrir les beautés et secrets du désert,  ainsi que la cuisine typique berbère, les chants, la musique, la bonne humeur.

Vous Béneficierez  de l’hospitalité et d’un séjour inoubliable , ce qui vous donnera envie de retourner plusieurs fois chez Lahcen Amdyaze.


 

 


Lahcene et son père Youssef dans l'Hamada du Draa


Sous la tente berbère. De gauche à droite : Ihra, la maman de Lahcene, moi, Sfia, une de ses soeurs, Lahcene, Khedija, et Yousseff le papa de Lahcene.



Oncle Ali, moi, , Rkia la femme de oncle Ali, Chloo



La tente berbère dans l'Hamada du Draa


Certaines personnes se plaisent à dire que "dans le désert il n'y a rien à voir",
C'est qu'elles n'y sont pas allées. Elles ne savent pas que, justement,
 c'est ce "rien", qui permet de respirer, c'est tout cet espace, toute cette lumière,
tout ce temps qui semble s'être arrêté,
qui permettent de tout voir, mieux que partout ailleurs.


suite : L'album photo des nomades du Sahara du Maroc est en ligne



PORTAIL SAHARA





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Lundi 9 novembre 2009
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Quel silence dans cette lointaine  forêt d’automne  

Nulle âme, aucun bruit, seuls les arbres de lumière

Et ce ciel bleu d’un instant, incendiant les feuillages

Le sous-bois m’offrait ses richesses, son habitat intime

Des mousses odorantes, un papillon ultime sur l’écorce

Immobile arborescence, presque séparé de la vie

 




Quel sentiment de plénitude en ce lieu de volupté

A l’orée d’une saison où le retrait de la vie est inscrit

Je flâne au hasard sachant que je ne serai pas entravé

Point de portes fermées, point de possessions jalouses

J’étais seul avec moi- même, lentement détaché de moi

J’ouvrais les yeux sur les splendeurs secrète des arbres

Et je compris qu’elles m’étaient offertes, sans limite


 



Tout près soudain un oiseau aussi solitaire que moi

Un rouge-gorge dont je savourais le pétillant manège

Il était si peu farouche que je pouvais presque  le toucher

Il me racontait ses histoires en agitant ses ailes et sa queue

S’ébrouant et se trémoussant,  voletant légèrement ici et là

Je me surpris à lui siffloter un air sans faire de geste brusque

Il semblait en confiance, il me tenait compagnie, il me regardait





L' oiseau semblait promis au silence, lié à l’affection intime du lieu

A sa poitrine orange vif répondaient les rameaux des fougères,

L’écorce des pins sylvestres, l’allure même de ces champignons

Tant de lumières d’aurore vif émergeant des mousses odorantes…

Le milieu entier était tissé dans une harmonie flamboyante.




Tous les articles auxquels Patrick Willinger a participé

 

 

 

 

Notes sur les photographies :

Les rouge-gorges n'ont pas été photographiés en automne. Le tout dernier a été photographié sur le parking du Zoo d'Amnénville où il mendiait quelques miettes en novembre. Il était si près de moi que j'ai du reculer pour le photographier !

Le papillon (un paon du jour)  par contre, a été réveillé de sa léthargie automnale dans une cabane forestière dans laquelle j'ai fait du feu.



 

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Lundi 9 novembre 2009
- Communauté : photos : site web photographe - Publié dans : Patrick Willinger
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Si nous avons tout à apprendre, nous ne saurons jamais rien, si le feu intérieur qui nous anime ne nous révèle qu’il y a « une terre où vivre », un chemin à prendre,  préférable à tous les autres. La stabilité et la maîtrise que la pierre enseigne, annoncent au-delà de l’énigme du sphinx, les secrets de la terre. Avec le regard commun d’un monde qui a perdu les repères élémentaires de la vie, nous ne pouvons le comprendre.

 

 



 

Si l’errance dans les montagnes sauvages est une voie de libération, selon l’ascète Milarepa, elle est aussi un intime cheminement à travers les derniers reliefs que la terre offre au ciel. Ici, l’esprit est seul face à l’harmonie du silence, des vents et de la pluie. C’est à peine si un chant d’oiseau trouble les lieux. L’horizon en fuite est arrêté par des rochers altiers, impassibles, muets. Puissants, inaltérables, ils demeurent insensibles aux changements de l’histoire. Durer est à ce prix. En face, l’œil émerveillé, scrute et contemple , confiné à n’être que geste et mouvement. Deux univers que tout oppose.

 

 


 

 

 

 

Dans la quête d’unité et de permanence, la leçon de la pierre est primitive et essentielle. Son énergie contenue, hors du temps qui dissout et anéantit, nous donne la plus pure expression d’éternité.


Si aujourd’hui, entre l’homme et sa terre, la rupture est visible et profonde, est-il encore possible de saisir l’immense passion de vie contenue dans ce cri du poète Aragon : « Terre, Terre, voici ces rades inconnues…


Albert Camus peut répondre : «  Ici même, je sais que jamais je ne m’approcherai assez du monde . Il me faut être nu et puis plonger dans la mer, encore tout parfumé des essences de la terre, laver celles-ci dans celle-là, et nouer sur ma propre peau l’étreinte pour laquelle soupirent lèvres à lèvres depuis si longtemps, la terre et la mer… »  (Noces à Tipasa)


 

 

Toutes les photographies ont été faites à l'Altschlossfelsen, près de Roppeviller (nord de Bitche).

Plus de photographies dans l'album photo : ICI

 


Texte de Patrick Willinger.

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Vendredi 6 novembre 2009
- Communauté : photos : site web photographe - Publié dans : Patrick Willinger

Bienvenue dans Vosges-passion


(photo : Jean-Louis KELLER)

www.martineschnoering.com
Pour une promenade dans le massif des Vosges,
(Alsace, Lorraine, Palatinat...) et quelques incursions
dans des contrées plus lointaines.
Photos, récits de voyage, musiques, vidéos
pour apprécier, partager,
d'émerveillement en "coups de gueule",
Les joies de la randonnée
Les beautés de la nature féérique.
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